Ferme-verticale

C'est la promesse de Marc Cases, fondateur de Tootem. Sa startup développe des tubes de culture permettant aux urbains de produire une nourriture saine, sur un petit espace et avec de hauts rendements.

« Pour produire sa nourriture chez soi, on trouve des objets très design mais qui font pousser seulement deux pieds de basilic, lance Marc Cases, le fondateur de Tootem. Nous ce qu’on veut, c’est développer un agriculture urbaine à haut rendement. » Lancée l’année dernière, son entreprise vient d’intégrer la promotion du SenseCube, incubateur de startup sociales du collectif Makesense, à Paris. Sa promesse ? Permettre aux urbains de faire pousser 100 kilos de patates, ou 400 salades par an, dans un tout petit espace.

À 54 ans, Marc Cases a déjà eu plusieurs vies. Autrefois responsable d’usines en Roumanie ou en Chine, il s’est d’abord reconverti dans le bâtiment, mais pas n’importe lequel. « C’était de la construction modulaire de logement à haute efficacité énergétique », explique celui qui vit lui-même dans une maison autonome, qu’il a construit près de la Rochelle. Et puis de l’autonomie énergétique, il en est venu à l’autonomie alimentaire en 2014.

Agriculture verticale

« J’avais envie de gagner en autonomie et de manger sainement », raconte le fondateur de Tootem. J’ai commencé à cultiver dans mon jardin mais je manquais de place alors je me suis demandé comment cultiver plus. » Marc dévore alors bon nombre de livres sur la question et parcourt le web, s’inspirant des tours de patate et de l’hydroponie. Il élabore petit à petit une technique de culture hors-sol et verticale organisée autour de tubes de culture.

Imaginée depuis chez lui avec une amie, sa technique donne des résultats très positifs avec des matériaux peu coûteux. Chaque tube de culture peut compter jusqu’à 12 brassards, qui peuvent accueillir chacun 4 plantes. En bas des tubes, un sol en billes d’argile éloigne les insectes et peut en plus accueillir des légumes racines. Le tout compatible avec des engrais minéraux ou biologiques. Résultat : « Avec 4 tubes sur un mètre carré, il devient possible de cultiver entre 100 et 400 plans selon les légumes choisis », détaille Marc Cases.

Dans les fermes urbaines

En 2015, il décide de lancer son projet. Encore en phase de test, la technologie de Tootem a depuis été adoptée par une soixantaines de clients. Partageant son temps entre La Rochelle et Paris, Marc Cases perfectionne aujourd’hui sa technologie et multiplie les contacts. Un tube spécialement pensé pour les particuliers devraient sortir incessamment. Mais Tootem vise aussi de plus gros acteurs.

D’une part, les fermes urbaines. « Notre solution est simple et peu coûteuse et pourrait être testée dans ces nouveaux lieux de production, juge Marc Cases qui devrait y installer des tubes avant juin. On est prêt aussi à accompagner les fermiers urbains pour qu’ils réalisent leur tubes en mode do it yourself ». D’autre part, la grande distribution. Difficile d’en savoir plus pour l’instant mais il n’est pas impossible que des salades poussent prochainement sur le toit d’un Franprix ou d’un Auchan…

« Je m’inspire des travaux scientifique de Pablo Servigne sur l’effondrement des systèmes », explique Marc Cases. Dans les prévisions de ce scientifique, de nombreux systèmes de culture se développeront en ville pour nourrir les urbains, suite à une crise écologique majeure. En attendant, le fondateur de Tootem prépare la résilience des villes. « Il y aura des fermes urbaines dans n’importe quel petit espace. Nous, avec 50m2 on peut déjà créer un emploi d’agriculteur ! »

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