Aerochromics-vetements-pollution

Histoire de repérer quels sont les endroits les plus pollués, la marque Aerochromics a créé des vêtements qui changent de couleur en fonction de la pollution qui les entoure.

La marque américaine Aerochromics s’est lancée dans la fabrication de trois sweat-shirts 100 % coton aux propriétés un peu spéciales. Non seulement ces vêtements détectent la pollution environnante, mais en plus, ils préviennent le porteur en changeant de couleur. Au départ, le vêtement que vous achetez est noir. Aerochromics explique sur son site : “Notre produit passe du noir au blanc à 60 AQI (air quality index). Le motif du sweat se révèle totalement à 160 AQI.” Aux États-Unis, la qualité de l’air est considérée comme “bonne” de 0 à 50 AQI. De 50 à 151 AQI, l’impact sur la santé est “modéré” ou concerne des personnes sensibles et, à partir de 151 AQI, ce n’est tout simplement pas sain de respirer cet air-là.

Chaque vêtement a été crée spécifiquement pour mesurer une donnée. Les éléments traqués sont les suivants : le monoxyde de carbone, les matières particulaires ou encore la radioactivité. Quand ces composants sont repérés à un niveau trop important, voire dangereux, le sweat réagit. The Verge a contacté le fabricant pour savoir comment ces sweats révolutionnaires fonctionnaient. Pour celui détectant les particules, deux capteurs à l’avant et à l’arrière enclenchent un dispositif thermique qui transforme des points noirs en points blancs quand le niveau de pollution perçu est jugé trop important. Dans le cas du deuxième, la détection de monoxyde de carbone en trop grande quantité fait réagir des produits chimiques contenus dans la teinture, métamorphosant les bandes noires en bandes blanches. Côté détection de la radioactivité, le prototype est encore en cours.

Un intérêt vite limité
Cette invention a priori géniale comporte cependant plusieurs bémols. Si le sweat alerte bien son porteur sur les différents endroits pollués qu’il traverse, il ne le protège pas. Il s’agit simplement d’une information, à vrai dire assez angoissante. Nikolas Bentel, fondateur d’Aerochromics interrogé par The Verge, pense, lui, que son produit reste très utile : “En ville, savoir si une zone est sans danger devrait être une information publique”, estime-t-il. Le geste est louable, mais limité, surtout que ces sweats valent tout de même 500 dollars (450 euros ) pièce. La marque a aussi prévu des modèles tout simples, sans surplus technologique, reprenant simplement les motifs des détecteurs de pollution, à 90 dollars (80 euros).

Il ne nous reste plus qu’à tester ces vêtements intelligents en situation, en allant nous balader près d’une centrale nucléaire, le sweat détecteur de radioactivité sur le dos, ou en traversant Paris vêtu du traqueur de particules. Ou l’inverse, histoire de démontrer que l’environnement qui nous entoure est bien foutu.

http://www.konbini.com/fr/tendances-2/vetements-anti-pollution-tee-shirt/

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