Depot-sauvage

Comment recycler son véhicule

Arrive un moment, dans la vie d’une voiture, où celle-ci devient « inutilisable ». Il peut s’agir d’un sinistre par exemple, ou tout simplement de la vétusté du véhicule. C’est alors le moment de s’en séparer. Seulement voilà, saviez-vous que – quel que soit votre véhicule – celui-ci était considéré, en fin de vie, comme un Véhicule Hors d’Usage (VHU) dangereux ?

En effet, votre véhicule contient divers produits dangereux : les airbags par exemple (ainsi que leur système de déclenchement), mais aussi certains éléments de la carrosserie, une multitude de liquides variés (huile, liquide de frein), etc.

Le fait que tous ces produits soient dangereux conduit automatiquement votre véhicule à être considéré comme un « objet dangereux ». Votre véhicule a déjà pollué pendant toute la durée de son utilisation, c’est donc un vrai geste citoyen que de s’en séparer « proprement ». C’est d’ailleurs même un geste légal en réalité : vous devez déposer votre voiture dans un centre agréé par l’Etat. Ces centres, qui s’appelaient auparavant les « casses automobiles » sont désormais dénommés les « centres VHU » (pour centres de Véhicules Hors d’Usage).

L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) est clair à ce sujet : si vous n’avez pas votre véhicule dans un centre agréé, alors c’est la nature qui paie, et vous aussi. Entendre par cela que l’amende peut aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement, accompagné de 75000€ d’amende (cf. Source 1 en fin d'article).

Quelles sont les avantages d’un centre agréé ?

En dehors du fait qu’il s’agisse d’une obligation légale, souvent méconnue (en effet en 2010 près d’un tiers des véhicules en fin de vie n’étaient pas emmenés dans un centre agréé), il existe de vrais avantages à se séparer de son véhicule dans de bonnes conditions.

En premier lieu, c’est un vrai geste pour l’environnement : dans un centre agréé votre véhicule sera entièrement démonté, et le plus de pièces possibles seront recyclées ou bien valorisées. Pour vous donner une idée, un Décret de 2011 (cf. Source 2 en fin d'article) indique que l’objectif pour 2015 est de valoriser et réutiliser à minima 95% de la masse totale du véhicule : c’est dire s’il est important de se séparer de son véhicule dans un centre agréé.

En second lieu, c’est aussi une occasion donnée à certaines pièces d’être réutilisées lors d’une « seconde vie ». En effet, si votre véhicule a subi un choc frontal et est considéré comme « épave », il est logique de penser que la partie avant du véhicule soit inutilisable. Mais pourtant : qu’en est-il de vos feux arrières ? Il y a de fortes chances qu’ils puissent être réutilisés sur un véhicule du même type que le vôtre. Et c’est là tout l’intérêt de ces centres VHU : en plus de désosser proprement les véhicules en fin de vie, ils sont en mesure de remettre sur le marché certaines pièces qui sont donc désormais considérées comme des pièces « d’occasion ». Mais ne vous y méprenez-pas : ces pièces « d’occasion » répondent à des exigences légales. Elles sont par exemple garanties. Ce sont toutes les pièces que vous pourrez trouver dans les casses automobiles (les centres VHU).

Comment trouver un centre VHU proche de chez moi ?

Pour cela l’État répertorie, sur le site du ministère de l’Écologie, la liste des centres agréés. Il est important que le centre soit effectivement agréé (cet agrément n’était pas présent avant 2006) afin d’y laisser votre véhicule.

Par ailleurs, si c’est pour l’achat de pièces, il existe 2 principales solutions :

  • Vous rendre directement à la casse correspondante afin de vérifier si la (les) pièce(s) que vous recherchez est (sont) bien disponible(s)
  • A l’aide d’Internet, et de site comme celui d’Opisto par exemple. Vérifiez si votre pièce n’est pas disponible à distance. En effet de nouveaux acteurs, à l’image d’Opisto (cf. Source 3 en fin d'article) (Lauréat du Prix du Développement Durable, à Toulouse, en 2010) permettent désormais de centraliser les stocks de plusieurs casses automobiles. Fini donc les casse-têtes de déplacement infructueux : à distance, et en quelques clics, il vous est possible de rechercher les pièces qui correspondent à votre véhicule, et d’en voir les photos ainsi que le prix. Une commande est ensuite envisageable directement depuis le site pour que le produit soit livré à votre domicile.

Quelle que soit la méthode choisie, l'utilisation de pièces de seconde vie permet de faire un geste écologique, et de faire aussi des économies : une pièce d'occasion est forcément vendue moins chère que la même pièce neuve.

La pollution engendrée par les automobiles

Rappelons enfin que la pollution routière, selon un rapport récent (Avril 2013) publié par le Ministère de l’Ecologie, serait responsable de 15% de la pollution totale dans le pays. Traiter proprement son véhicule, en fin de vie, est donc un geste logique et citoyen vis-à-vis de ce que le véhicule a pu avoir comme impact sur l’environnement pendant toute sa durée d’utilisation (et c’est sans parler de l’impact écologique dû à la création même de ce véhicule).

Laisser son véhicule dans la nature est un dépôt sauvage, c'est un geste à éviter à tout prix, qui a des conséquences dramatiques sur l'environnement : même si vous pensez qu'il n'y a rien à récupérer de votre voiture, elle doit être remise à un centre agréé.

Sources références

(1) http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025144803&cidTexte=LEGITEXT000006074220
(2) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023528513&dateTexte=&categorieLien=id
(3) http://www.opisto.fr

En quoi est-ce responsable ?

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