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La responsabilité intergénérationnelle dans l’état de la planète tel que laissé en héritage d’une époque à une autre occupe désormais de nombreux spécialistes de l’environnement et du droit. Les modes d’alimentation et la démographie sont entre autres choses des paramètres qui impactent lourdement l’environnement et qui sont de la responsabilité de chaque génération. Alors que plusieurs études mettent depuis plusieurs dizaines d’années en lumière le rôle de plus en plus prépondérant qu’occupe l’alimentation dans la dégradation de l’environnement, un groupe d’étude a publié en réponse une autre étude visant à faire des propositions concrètes de mode nutritionnel alternatif tenant compte de l’impératif environnemental. Les conclusions de ladite étude recommandent par exemple un remplacement de la viande par les noix, une proposition qui n’est pas tout à fait nouvelle et qui pourrait régler plusieurs niveaux de problèmes.

La viande au cœur de la tourmente climatique

19 à 29%, ce serait la proportion de gaz à effet de serre (GES) générés par induite par les activités de production alimentaire selon le CGIAR. Ces résultats du CGIAR (Consulting Group on International Agriculture Research), un organisme fondé par la Banque Mondiale pour coordonner la recherche agricole, font échos à d’autres études menées par tant des chercheurs indépendants que des organismes, dont le GIEC de l’ONU.
De façon plus spécifique, la production des diverses formes de viandes dégagerait 14.5% des GES dus aux activités humaines.
Concrètement, selon les experts, il faudrait opérer des coupes drastiques dans la consommation des différentes viandes afin de pouvoir tenir le pari de rester en dessous des 2°C de réchauffement par rapport au 19e siècle. La consommation planétaire de bœuf devrait être réduite de 75%, celle de porc 90% entre autres. Pour les experts nous ne disposerions plus que d’une fenêtre de seulement 12 ans avant que les 2°C de réchauffement ne deviennent irréversibles. Aussi, les perspectives d’une démographie planétaire de 10 milliards d’âmes à l’horizon 2050 laissent entrevoir une augmentation de la consommation de viande de l’ordre de 30%. Ainsi que nous le disions tantôt, afin de soutenir l’organisme en remplacement des nutriments de la viande, les experts recommandent une plus grande consommation d’aliments issus de l’agriculture dont les noix.

De la transition alimentaire à une transition écologique

Le choix des experts ne s’est pas porté uniquement sur les noix en remplacement de la viande ; il s’est agi pour de proposer plutôt des menus adaptables en fonction de la culture et des préférences locales.
Pour eux il s’agit de doubler les apports nutritionnels des légumes et autres cultures.
L’universitaire Walter Willet d’Havard d’expliquer le bien-fondé de leurs recommandations : "nous suggérons d'augmenter de manière substantielle les noix et les légumineuses, y compris les produits du soja. Ce ne sont pas seulement des alternatives à la viande rouge, ce sont aussi des apports très bénéfiques pour la santé : des formes saines de gras, beaucoup de minéraux, de vitamines, de fibres. Voilà pourquoi ce régime est si sain. Non seulement il réduit la viande rouge et le lait, mais il les remplace par des éléments que beaucoup ne consomment que rarement alors, qu'ils sont très positifs pour la santé."
Les produits de l’agriculture et de la sylviculture (forêts) sont des plantes et arbres qui stockent du carbone et donc atténuent l’effet de serre dont est victime la planète. Malheureusement, du fait de l’explosion démographique, les arbres qui constituent de plus grands capteurs et emmagasineurs de carbone font place à des cultures destinées à l’alimentation du bétail, ce qui fait de la production de viande l’une des activités humaines les plus polluantes.
Les noyers se caractérisent aussi par leur disponibilité sous différentes formes à travers la majorité des aires climatiques.

Quel contenu pour l’assiette idéale

Afin de répondre aux besoins énergétiques journaliers et laisser la chance à notre planète de se régénérer, les experts préconisent de porter notre consommation journalière de légumes à 300g, celle de fruits à 200g, celles des graines entières et/ou céréales complètes à 200g dont 50g de noix aussi, la consommation de lait entier à 250g et seulement 15 grammes de viande rouge. De fait la consommation individuelle de viande serait divisée ainsi par 10.
Ce changement sera qualitatif puisqu’il augmenterait la consommation de fibres, bonnes pour la perte de poids, augmenterait aussi la consommation de gras sains de même qu’une plus large variété des micronutriments tels que les vitamines ; ce changement alimentaire réduirait par-delà la mortalité due au surpoids. Les experts tablent sur une réduction de la mortalité planétaire de 11 millions de morts soit la moitié du nombre annuellement enregistré.
Aussi difficile que cela paraisse, nous ne vivons pas dans une planète aux ressources illimitées ; la population mondiale constitue en elle-même une pression environnementale pour la planète, car chaque individu qui naît à des besoins fondamentaux qu’il faut assouvir. Il faut donc opérer une refonte de nos habitudes afin d’étendre dans le temps la disponibilité de certaines ressources, mais aussi l’habitabilité de la planète.

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