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Bien manger pour bien travailler?

2013-04-16 09:46:25 UTC
Cycle_vertueux_2

L'idée qu'une bonne alimentation est à la base d'une bonne santé, qui est elle-même une condition nécessaire au bien-être au travail, bien-être directement liée à l'efficacité professionnelle, paraît aller de soi...

Vraiment? Alors que l'alimentation est le carburant qui fait tourner la machine, peu d'études forment cette boucle en entier : on s'intéresse d'un côté à la nutrition et sa relation avec la santé au travail (entendez l'évolution du nombre de pathologies) et de l'autre à la notion de bien-être en général, facteur de motivation essentiel pour améliorer la performance professionnelle.

La référence sur ce sujet reste donc l'étude de Christopher Wanjek Alimentation au Travail parue en 2005, reprise par le Bureau International du Travail (BIT), déjà évoquée dans cet article. Il y est montré qu'une mauvaise nutrition au travail coûte bien plus à l'entreprise en terme de productivité et de temps perdu ainsi qu'à la société en terme de santé publique que la prévention nécessaire en amont pour former les travailleurs à leur propre santé et leur permettre l'accès à des aliments sains.

D'après l'OMS, la dépression coûte plus cher aux entreprises que toute autre maladie. L'épuisement professionnel est un vrai fléau qui représente jusqu'à 7% de la masse salariale. Or absentéisme, dépression et démotivation ont un lien étroit avec une alimentation déséquilibrée. Concrètement, les conséquences sur l'efficacité professionnelle de dérèglements nutritionnels peuvent être :

  • Carence en fer : faiblesse, épuisement et manque de coordination
  • Hypoglycémie : réduction du temps de concentration et d'apprentissage.
  • Déshydratation de 1% : baisse de 10% des performances physiques et intellectuelles
  • Carence en oméga 3 : perte de moral
  • Carence en magnesium : mauvaise adaptation au stress
  • Maladies cardiovasculaires liées à l'alimentation
  • Certaines formes de cancer

La récente réforme de la médecine du travail va dans le bon sens puisque celle-ci doit dorénavant participer à la préservation de la santé physique et mentale des travailleurs sur le plan individuel et collectif. L'accent est donc mis sur la prévention, visant à réduire voire supprimer les risques professionnels le plus en amont possible. Favoriser l'accès à des aliments sains sur le lieu de travail devrait donc être une mission prioritaire pour la médecine du travail. Encore faut-il que l'entreprise tende l'oreille à son médecin...et se donne les moyens de participer à la meilleure alimentation de ses travailleurs !

Mettre à disposition des fruits pour le personnel est finalement un moyen simple et concret de répondre à une partie de ces enjeux. Pourquoi simple? Cela ne demande aucune infrastructure, ni de temps pour en assurer la gestion, et une corbeille prend peu de place. Pourquoi concret ? Après les recommandations et les formations, il faut être cohérent et passer à l'action en "montrant l'exemple". Le Danemark l'a bien compris avec son programme firmafrugt (des fruits au travail), une déclinaison du PNNS (Plan National Nutrition Santé) appliqué au monde du travail, programme qui remporte un vif succès auprès des travailleurs.

A qui donc revient la responsabilité d'une telle action? Selon l'organisation de l'entreprise, plusieurs acteurs peuvent travailler ensemble sur ce sujet : les ressources humaines, la médecine du travail, le CHSCT, le CE.

En quoi est-ce responsable ?

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